
Srey Thy, chanteuse de Cambodian Space Project, donne un nouveau souffle aux classiques du rock cambodgien d’avant-guerre. (Photo: P.M.)
Comment ressort-on d’un concert de Cambodian Space Project ? Un peu ébouriffé, pour ma part. Franchement, il n’est guère courant de se frotter à une guitare crunchy, beuglant un solo résolument blues-rock, accolée à un chant rythmé de phrasés façon khmère, accompagné d’un batteur qui aurait fait des misères il y a 30 ans, sur la scène Krautrock allemande, le tout saupoudré d’accords d’un très titi parisien accordéoniste, pêché sur les Grands boulevards de sa Bretonnante bourgade. (En clair…) après coup, on repense un peu à tout ça. Pour le meilleur, le credo du « melting pot musical » fonctionne. Très bien même. Au diable les palabres, basta, and play.